Plusieurs juridictions à travers le pays ont fait état, mardi 13 juin, de cas de triche au baccalauréat donnant lieu à des poursuites judiciaires. Au total, huit personnes ont été inculpées et jugées en comparution immédiate à Alger, Tlemcen, Tiaret, Khenchela, Ouargla et M’sila.
Ces cas de triche et de tentatives de fuite de sujets et de réponses des examens du baccalauréat impliquent des individus ayant eu recours à des moyens de communication à distance.
A Hussein Dey (Alger), une personne prise en flagrant délit, a été condamné par le tribunal de cette circonscription à une année de prison ferme assortie d’une amende de 50.000 dinars pour délit d’« atteinte à l’intégrité des examens et des concours par une tentative de fuite de sujets des examens finaux de l’enseignement secondaire ».
Pour le même délit, une autre personne a été condamnée à deux ans de prison ferme par le tribunal de Bir Mourad Raïs, toujours à Alger.
A Tiaret, un autre accusé a été condamné à trois ans de prison ferme et à verser une amende de 300.000 dinars avec placement immédiate en détention, pour le délit de « tentative de fuite de sujets d’examens du baccalauréat ».
A Tlemcen, le tribunal de Meghnia a condamné à un an de prison ferme assorti d’une amende de 50.000 dinars deux femmes qui ont fait fuiter les sujets de l’épreuve de l’éducation islamique de l’examen du bac.
A Ouargla, le tribunal de Menea a condamné une femme à un an de prison ferme, la confiscation de son téléphone portable et la fermeture de son compte électronique pour « tentative de publication ou fuite des sujets et réponses des épreuves du bac ».
Le tribunal de Khenchela a aussi prononcé mardi deux ans de prison ferme à l’encontre d’un individu ayant publié des réponses des sujets de l’examen du baccalauréat sur les réseaux sociaux.
A Magra (M’Sila), le tribunal a condamné un individu à un an de prison ferme pour avoir fuité et publié les sujets de l’examen du baccalauréat de l’épreuve de la langue arabe.