Le décor et le reste. Ce qui circule, embaume et rayonne. Les films, les festivals, les récits, les images et les puissances qui voyagent d’un écran à l’autre. Tenfa7 regarde la culture comme une scène où se fabriquent du prestige, du soft power, des hiérarchies symboliques et des imaginaires politiques. Le décor, c’est le tapis rouge, les palmes, les lumières et les cérémonies. Le reste, c’est ce qui les traverse : l’argent, les États, les guerres culturelles, les diplomaties de l’image et la manière dont une culture cherche sa place dans le monde. Tenfa7, depuis l’Algérie, sans perdre le monde de vue.
Le 79e Festival de Cannes a consacré un palmarès de temps de crise. De Cristian Mungiu à Andreï Zviaguintsev, le jury a récompensé des films travaillés par la guerre, le fascisme, les familles disloquées et les fractures morales du monde. Une édition où le cinéma dépasse le cérémonial du tapis rouge pour interroger les lignes de faille de l’époque.
À Cannes, les Algériens n’ont pas gagné la Palme. Ils ont fait mieux que disparaître : ils ont circulé. Un court primé par les cheminots, deux jeunes comédiens jetés dans le grand bain et des agents...
Présenté à Cannes par la Semaine de la Critique, À quoi rêvent les Maknines raconte deux jeunes Algérois rêvant d’exil et de rap. Mais c’est surtout ce que le film tait, coupe ou suggère qui révèle...
À Cannes, les paillettes n’effacent pas les lignes de front. L’affaire Bolloré, les prudences du cinéma, Imane Khelif enrôlée dans le storytelling de Chanel et l’Algérie absente du Marché du film esquissent une cartographie du pouvoir...
À Cannes, le cinéma promet la communion universelle mais organise surtout le classement : badges, files d’attente, QR codes, zones VIP, médias puissants, pays visibles et absents. Sous les ors du tapis rouge, une machine trie...
À Cannes, une journée trop pleine fait basculer la chronique de la gravité des films à la mémoire populaire. De Hamaguchi au pavillon palestinien, puis de Travolta à Omar Gatlato, le cinéma devient davantage un refuge,...
À Cannes, l’exil traverse les films comme une blessure et une promesse. De Pawlikowski à Balagov, de Farhadi à Sofia Djama, il déplace les cinéastes, leurs langues et leurs pays intérieurs. Mais il révèle aussi une...
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