Chargement ...

Raouf Farrah manque de soins en prison, alerte son avocat


Le chercheur Raouf Farrah, en détention préventive depuis le 20 février 2023 à la prison de Constantine, a été auditionné dans le fond par le juge d’instruction le mercredi 21 juin 2023, selon son avocat Kouceila Zerguine.

Dans un post publié sur Facebbok, l’avocat a précisé que son client a été auditionné à 10 h au niveau du Pôle judiciaire spécialisé de Constantine. Me Zerguine a informé par la même occasion qu’une « troisième demande de mise en liberté provisoire » sera déposée le lundi 26 juin 2023.

Cette nouvelle demande de mise en liberté est motivée, selon la même source, par des raisons médicales. « La réussite de l’intervention chirurgicale subie auparavant par Raouf Farrah le 17 juin 2022 au niveau de son genou droit ( une rupture complète du ligament croisé intérieur ainsi qu’une fissure complexe de la corne postérieure du Ménisque interne avec luxation d’un fragment méniscale et une fissure de la corne antérieure du ME ) nécessite un suivi médical fonctionnel », a souligné Me zerguine, ajoutant que « ceci dans un centre de rééducation spécialisé, ce qui n’est pas assurément le cas depuis son incarcération ».

Depuis la mise de Raouf Farrah sous mandat de dépôt, sa défense a introduit deux demandes de mise en liberté. Toutes les deux ont été rejetées. La dernière l’a été le 8 mai 2023. En revanche, le père du chercheur, arrêté et incarcéré en même temps que son fils, a été remis en liberté provisoire le 18 avril 2023, après 61 jours de détention.

Raouf Farrah et son père ont été arrêtés le 14 février 2023 dans le cadre de l’enquête sur la sortie clandestine du territoire national vers la Tunisie d’Amira Bouraoui. Après une garde à vue de quatre jours dans les locaux de la Gendarmerie à Annaba, ils ont été transférés à Constantine le 18 février et, le lendemain, ils ont été placés en détention préventive.

Selon Me zerguine, Raouf Farrah est poursuivi pour « publication d’informations et documents sur un réseau électronique ou autres moyens technologiques de médias, dont le contenu est classé partiellement ou intégralement secret » et « réception de fonds auprès d’institutions étrangères ou intérieures dans l’intention de commettre des actes qui pourraient attenter à l’ordre public ».