Le procès du chercheur Raouf Farrah est programmé pour le 8 août 2023 devant le tribunal de Constantine, section délictuelle, a annoncé son avocat Koceila Zerguine, ce mardi 25 juillet, sur sa page Facebook.
Me Zerguine a informé en même temps que «parallèlement, la chambre d’accusation de Constantine (pôle judiciaire spécialisé) a confirmé, le lundi 24 juillet 2023, et pour la troisième fois, le refus de la mise en liberté provisoire de Raouf Farrah».
Le chercheur Raouf Farrah comparaitra en compagnie de son père, Sebti Farrah, et du journaliste Mustapha Bendjama.
Ils comparaitront pour des chefs d’inculpation liés «à la perception de fonds auprès d’institutions étrangères ou intérieures dans l’intention de commettre d’actes qui pourraient atteindre à l’ordre public», «participation à la perception de fonds auprès instituions étrangères ou intérieures dans l’intention de commettre des actes pouvant atteindre à l’ordre public» et «publication d’information et documents sur un réseau électronique ou autre moyen technologiques de média, dont le contenu est classé partiellement ou intégralement secret».
Le chercheur Raouf Farrah et le journaliste Mustapha Bendjama sont en détention préventive à la prison de Constantine depuis le 19 février 2023.
Raouf Farrah a été interpellé chez lui à Annaba le 14 février 2023. Son père a été interpellé le même jour. Il a été relâché, puis arrêté une seconde fois et placé en détention prévention le même jour que son fils. Il sera remis en liberté provisoire le 13 avril 2023.
Les Farrah fils et père ont été interpellés dans le sillage de l’affaire Amira Bouraoui qui avait quitté, début février 2023, clandestinement le territoire national pour la Tunisie d’où elle a été exfiltrée vers la France.
Mustapha Bendjama, journaliste au journal Le Provincial, a été le premier à être interpellé dans l’affaire Bouraoui. Il l’a été à son bureau le 8 février 2023.