Chargement ...

Décès de Bilal Khaloufi : Le parquet d’Arzew (Oran) conclut à un suicide


Le procureur de la république près le tribunal d’Arzew a affirmé, mercredi 16 décembre, que le décès de Bilal Khaloufi, survenu le 21 novembre 2020 à l’intérieur du siège du commissariat (15e arrondissement) d’Oran, fait suite à un acte de « suicide ».

 C’est ce qu’a révélé l’expertise médico-légale ordonnée suite au décès de Bilal Khaloufi, indique un communiqué du parquet d’Arzew diffusé par l’APS.

« L’expertise de médecine légiste a conclu que le décès était la conséquence d’un acte de suicide en usant du cordant de son soulier sportif », ajoute le communiqué.

Toujours selon le parquet d’Arzew, « une enquête préliminaire a été ouverte par les services de la police judiciaire d’Oran sur les circonstances du décès de Khaloufi Bilal, en effectuant des examens matériels, tout en entendant toutes les parties ayant relation avec les faits, y compris le personnel de la sûreté concerné, qui était sur place au moment de l’incident, ainsi qu’une autopsie sur la dépouille du défunt ».

L’enquête a, précise la même source, révélé l’implication d’agents de police, relevant de la dite sûreté, dans des faits liés à l’endommagement de l’outil utilisé dans l’acte de suicide, tout en ayant tenté de dissimuler les faits, ainsi que la falsification des véritables faits dans les registres officiels.

Déférés mardi 15 décembre devant le juge d’instruction du tribunal d’Arzew, quatre policiers ont été placés en détention provisoire, alors qu’une policière a été placée sous contrôle judiciaire.

Ils sont poursuivis pour les chefs d’accusation de « faux et usage de faux dans des documents officiels », en y introduisant des modifications de manière à les vider de leur sens une fois avoir été achevés, selon le communiqué.

Ils sont également poursuivis de crimes liés à « la détention arbitraire en dehors du cadre prévu par la loi dans des lieux désignés pour la détention des personnes arrêtées sans en informer l’autorité supérieure, d’occulter les traces du crime en changeant de lieu et en enlevant des pièces de leur lieu dans le but d’entraver le cours de la justice, de négligence entraînant la mort, ainsi que d’éluder la responsabilité civile et pénale en changeant d’endroits ».