Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a convoqué et présidé ce jeudi 28 août 2025 une réunion de travail au secteur du commerce. Le Premier ministre par intérim, Sifi Ghrieb, nommé au poste quelques heures auparavant, en remplacement de Nadir Larbaoui, limogé, a pris part à la réunion.
Ces réunions de travail, que le chef de l’Etat multiplie depuis quelques mois, font office de conseils ministériels restreints. En effet, souvent des décisions y sont prises. S’agissant de la réunion du jour, seulement des recommandations ont été émises par le président Tebboune.
Aux ministres ayant participé à la réunion, élargie aux responsables de plusieurs organismes intervenant dans la chaine commerciale, tels les offices professionnels, le président Tebboune a recommandé une vigilance dans l’approvisionnement du marché.
Le président de la République a recommandé aussi de poursuivre dans la lutte contre les monopoles et la spéculation. Ces recommandations interviennent comme pour anticiper sur une rentrée sociale. Celle-ci risque d’être marquée par le phénomène de surenchérissement sur nombre de produits.
En faisant participer à la réunion des ministres de plusieurs secteurs ainsi que des organismes professionnels tels qu’AGRODIV, ONILEV, AGROLOG, ONIL et des entreprises comme Naftal et Saidal, le chef de l’Etat entend impliquer le plus d’intervenants possibles. Il espère réussir une régulation du marché.
Soit. Mais ces recommandations pouvaient bien être faites en réunion du Conseil des ministres. À charge, par la suite, aux différents département ministériels de les mettre en application et d’en assurer le suivi. Depuis le mois de février 2025, le président de la République a présidé cinq réunions du genre.
Des réunions qui font office de conseils des ministres
Le 2 février dernier, Abdelmadjid Tebboune a consacré une réunion de travail à la fameuse allocation touristique. Un nouveau montant de 750 euros pour les adultes et 300 euros pour les mineurs avait été décidé en Conseil des ministres en décembre 2024.
Le chef de l’Etat s’y est impliqué personnellement. Cela était nécessaire parce que la mise en application de la décision du Conseil des ministres tardait. Les Algériens ont dû patienter jusqu’à fin juillet 2025 pour en bénéficier.
Le 6 juin 2025, le président de la République a présidé une autre réunion de travail. Cette réunion était consacrée à la finalisation du décret exécutif relatif aux micro-importateurs. Le décret en question légalisait les importations par «le cabas». Il y autorise les micro-importateurs à effectuer deux opérations d’importation par mois, à hauteur de 1.800.000 dinars pour chaque opération.
Un mois plus tard, le 31 juillet 2025, Abdelmadjid Tebboune a présidé une réunion de travail consacrée au commerce extérieur (importations et exportations). Il s’est agi de l’examen des moyens de sa régulation. Une halte rendue plus que nécessaire par le tâtonnement qui est de mise dans le secteur. Dans ce secteur, les importations, si elles ne sont pas interdites, sont alourdies par des procédures bureaucratiques. Par exemple, le fameux programme prévisionnel d’importation (PPI) obligatoire pour toute domiciliation bancaire.
Il y a deux jours, soit le 26 août 2025, le chef de l’Etat a présidé une réunion de travail consacrée au secteur des transports. Une réunion durant laquelle il a été décidé notamment d’importer 10 000 bus de transports de voyageurs et des pneus pour tout type de véhicules. Ces décisions ont été prises après le drame de Oued El Harrach qui a fait 18 morts noyés, après la chute d’un bus. Elles ont été prises aussi pour remédier à la pénurie de pneus sur le marché national.