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Rentrée universitaire : les cités U à la traîne


La rentrée universitaire a lieu le lundi 22 septembre 2025. Tout n’est pas fin prêt, cependant, pour que les étudiants retrouvent le chemin des campus dans les meilleures conditions. Au niveau de certaines cités universitaires de l’Algérois l’insalubrité règne en maîtresse des lieux.

C’est le cas notamment au niveau de la cité universitaire Taleb Abderrahmane 2 à Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger. L’état des lieux donne la nausée. Les étudiants qui viennent d’y déposer leurs bagages sont pour le moins ahuris. Certains en sont déjà malades.

Étudiant en mathématiques appliquées, Fayçal, a récupéré la clef de sa chambre le samedi 20 septembre. Il y a passé sa première nuit dans le noire, faute de courant électrique et pas d’eau pour sa toilette. Les mauvaises conditions d’hygiène l’ont épuisé. Il en est extrêmement stressé. Et pour ne rien arranger à sa situation, une intoxication.

Midou, appelons le ainsi, n’est pas mieux logé. Il n’est à vrai dire pas du tout logé. Originaire de la wilaya de Batna, il est inscrit pour un Master 1 en économie. Lundi, il doit commencer ses cours. Cependant, il n’est pas parvenu à se loger. L’administration ne lui a pas remis les clefs de sa chambre. Il lui est demander de revenir le mois prochain. Pour lui, c’est déjà la galère.

Les pensionnaires de la cité de Beni Messous

Mohamed Amine, un étudiants de 22 ans, n’arrive pas à se loger. Avec une quinzaine de ses camarades, anciens pensionnaires de la cité universitaire de Beni Messous, sont ballotés entre la direction des œuvres universitaires et la cité Abderrahmane Taleb 1 où on leur dit de repartir d’où ils viennent. « On n’a pas où vous loger », leur signifie-t-on, à en croire leur témoignage.  

Mohamed, 23 ans, est un étudiant à la santé fragile. Il suit un traitement psychiatrique. Son dossier médical ne lui épargne pas l’exiguïté d’une chambre de 4 mètres carrés à partager avec quatre autres étudiants. « Je n’ai rien d’autre à t’offrir. Il y a des situations pires que la tienne…je n’ai pas de baguette magique pour te loger autrement », lui a asséné sèchement le directeur de la cité U.