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Soumaïla Cissé, chef de l’opposition malienne, décède du Covid-19 trois mois après sa libération


L’ancien chef de l’opposition parlementaire malien Soumaïla Cissé est décédé du Covid-19 ce 25 décembre à l’âge de 71 ans, après avoir été transféré en France pour des soins.

Soumaïla Cissé était une figure incontournable de la scène politique malienne. Militant dès les années 80-90, il est nommé secrétaire général de la présidence de la République du Mali en 1992 après l’élection du président Alpha Oumar Konaré.

Chef du parti de l’Union pour la république et la démocratie (URD) depuis 2003, il a été plusieurs fois ministre entre 1993 et 2002. Il a également été candidat à la présidence du pays.

Le 25 mars dernier, Soumaïla Cissé a été enlevé par des terroristes au Nord du Mali alors qu’il faisait campagne pour les élections législatives dans la région de Tombouctou. Après six mois de captivité, il a été libéré en octobre à la faveur d’un échange de 200 terroristes du Groupe de soutien à l’islam et des musulmans dirigé par Iyad Ag Ghali contre quatre otages : lui, une humanitaire française et deux Italiens.

Soumaïla Cissé était le grand favori des élections législatives du Mali de 2020.

Le 18 août 2020, une junte militaire a orchestré un coup d’État à Bamako pour renverser le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) dans un contexte marqué par des manifestations de masse à la capitale Bamako et des violences terroristes et interethniques au centre et au nord du Mali.

Depuis ce coup d’État, le président Sem Bah N’Daw a été choisi comme président de la transition.

Dans un message de la présidence, Bah N’Daw a adressé ses condoléances à la famille et aux amis de Cissé et au nom du peuple malien: « Soumaïla Cissé s’en va à un moment critique de notre évolution en tant nation. Nul doute qu’en ce moment le pays avait encore besoin de son expérience et de sa sagesse pour relever les défis de l’heure ».