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Le FFS fustige la hausse des carburants et appelle à un dialogue national inclusif


Le Front des forces socialistes (FFS) a vivement critiqué, samedi, la hausse des prix des carburants décidée le 1er janvier 2026, dénonçant une mesure « unilatérale », socialement injuste et lourde de conséquences économiques, à l’issue d’une réunion élargie de sa Direction nationale tenue au siège du parti à Alger.

Présidée par le premier secrétaire national Youcef Aouchiche, cette rencontre, qui a inauguré l’année politique 2026, a réuni les membres du Secrétariat national, du Comité de collégialité et d’éthique ainsi que du cabinet conseil. Les participants ont observé une minute de silence à la mémoire du moudjahid et historien Mohammed Harbi, décédé le 1er janvier.

Dans un communiqué, le FFS estime que l’augmentation des carburants, décidée « sans préavis, sans débat public et sans justification transparente », constitue un reniement des engagements officiels de l’État en matière de protection du pouvoir d’achat et de lutte contre l’inflation. Selon le parti d’opposition, cette décision, prise en dehors de tout cadre budgétaire clair, frappera directement les ménages et alimentera une spirale inflationniste appelée à neutraliser rapidement les récentes revalorisations des retraites et du salaire minimum.

La Direction nationale a également dénoncé la gestion du dossier du nouveau code de la route, adopté récemment par l’Assemblée populaire nationale. Le FFS parle d’un texte voté « dans la précipitation », sans concertation avec les acteurs concernés, et dont l’entrée en vigueur a provoqué un mouvement de grève massif. Le recul rapide des autorités, après des réunions de rattrapage avec les syndicats, illustre selon le parti « l’improvisation » et l’absence d’anticipation dans la conduite des affaires publiques, ainsi que l’affaiblissement du rôle du Parlement face à un exécutif jugé omniprésent.

Libertés et échéances électorales au cœur des critiques

Sur le plan des libertés, le FFS a réitéré son appel à l’ouverture des champs politique et médiatique, à la libération de l’ensemble des détenus politiques et d’opinion, et à l’abrogation des lois qualifiées de liberticides, estimant ces mesures nécessaires à l’apaisement du climat politique.

Le parti a par ailleurs rejeté toute disposition visant à instaurer la déchéance de la nationalité algérienne d’origine, jugeant une telle mesure contraire aux principes universels des droits humains et porteuse de risques d’apatridie, dans un contexte de judiciarisation accrue de l’action politique.

Concernant la mémoire nationale, le FFS a réaffirmé son soutien au principe d’une loi criminalisant la colonisation, tout en annonçant qu’il présentera des réserves sur le texte adopté par l’APN lors de son examen au Conseil de la nation.

Enfin, le parti a renouvelé son appel à un dialogue national inclusif et transparent, réunissant l’ensemble des forces politiques et institutions de l’État, afin de restaurer la confiance, prévenir les dérives autoritaires et refonder la gouvernance sur des bases démocratiques.

La Direction nationale a également présenté le dispositif chargé de préparer les élections nationales et locales prévues en 2026, ainsi que l’état d’avancement des préparatifs d’un colloque international consacré à Hocine Aït Ahmed, fondateur historique du FFS.