Dans la nuit du 15 mars, à Tamanrasset, quatre narcotrafiquants armés ont été tués près de la frontière lors d’une opération de l’Armée nationale populaire (ANP), selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN), qui précise que l’intervention s’inscrit dans la lutte contre les réseaux de contrebande et de trafic de drogue.
D’après ce communiqué, des détachements combinés de l’ANP ont intercepté un convoi suspect et récupéré un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov, cinq chargeurs, deux véhicules tout-terrain et une cargaison spectaculaire : 1,6 million de comprimés psychotropes.
Les forces engagées dans l’opération ont également saisi deux téléphones satellitaires Thuraya et quatre téléphones portables, suggérant un réseau organisé et bien équipé, capable d’opérer dans les zones désertiques où les frontières deviennent poreuses et difficiles à contrôler.
Cette intervention s’ajoute à une série d’interceptions similaires menées ces dernières années dans le sud et l’ouest du pays, régions traversées par des routes de trafic sahariennes reliant l’Afrique du Nord et, parfois, les marchés européens.
Le ministère de la Défense affirme que ces réseaux alimentent un trafic visant en priorité la jeunesse du pays, notamment via les psychotropes. Mais ces saisies rappellent aussi l’ampleur d’un phénomène transnational mêlant contrebande, crime organisé et instabilité régionale — un défi sécuritaire qui dépasse largement les frontières de l’Algérie.