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Football : les Verts en mode réglages


Pas de révolution, mais quelques ajustements bien sentis. Pour ce rassemblement de mars, le sélectionneur national Vladimir Petković reste fidèle à sa ligne : un noyau dur, quelques visages neufs, et une volonté de tester sans tout chambouler. À l’horizon, deux matchs amicaux contre le Guatemala (27 mars à Gênes) et l’Uruguay (31 mars à Turin). Deux adversaires différents, deux styles, et donc un bon crash-test.

Pour les gardiens, on note une hiérarchie stable et une concurrence tranquille. Quatre portiers convoqués, avec Mandrea et Belazzoug comme têtes d’affiche, accompagnés de Mastil et Zidane. Rien de très surprenant ici : on reste dans une logique de continuité, avec une concurrence ouverte mais sans véritable suspense immédiat sur le numéro un.

En défense, il y a un mélange d’expérience et de curiosité. On retrouve des cadres comme Aïssa Mandi et Ramy Bensebaïni, piliers habituels, entourés de profils plus récents ou en quête de confirmation. La présence de Rayan Aït-Nouri apporte toujours cette touche moderne sur le côté gauche, tandis que des noms comme Naïr, Belghali ou Dorval montrent le besoin d’élargir les options. Mention pour Abada et Belaïd, qui continuent de s’installer dans la rotation. Une défense encore en chantier, mais qui cherche clairement à gagner en profondeur.

C’est le milieu de terrain qui est sans doute le secteur le plus intéressant. Entre Houssem Aouar, Ramiz Zerrouki et Hicham Boudaoui, l’Algérie garde une base technique solide. Autour, ça bouge : Maza, Aouchiche, Chaïbi ou encore Titratoui incarnent cette nouvelle génération capable d’apporter créativité et imprévisibilité. Un entre-deux assumé : ni transition totale, ni immobilisme.

Deux matchs pour tester sans pression

Devant, le capitaine Riyad Mahrez reste le patron, mais il n’est plus seul à porter le danger.
Amoura confirme sa montée en puissance, Gouiri continue de chercher sa place définitive, tandis que Benbouali, Chiakha ou Boulbina viennent densifier les options. On note aussi la présence de Ghedjemis et Hadj Moussa, profils moins médiatisés mais qui auront une carte à jouer dans ce type de rassemblement.

Le choix du Guatemala puis de l’Uruguay n’est pas fortuit. D’un côté, une équipe plus abordable pour faire tourner et donner du temps de jeu. De l’autre, une opposition sud-américaine rugueuse, parfaite pour jauger le niveau réel de ce groupe.

Au fond, cette liste montre surtout que l’EN, sous la houlette de Petković, avance sans bruit, en cherchant l’équilibre entre héritage et renouveau. Elle dit aussi ce qu’elle ne dit pas : ni Atal ni Bounedjah n’y figurent. Sans communiqué ni adieux, la page semble se tourner en silence.

Pas de grand soir, mais un travail de fond. Et souvent, c’est comme ça que les vraies équipes se construisent.