Les marchés financiers mondiaux ont amorcé, lundi 23 mars, un net rebond à la suite d’une déclaration de Donald Trump évoquant des discussions « très bonnes et productives » entre les États-Unis et l’Iran en vue d’une « résolution complète » des hostilités au Moyen-Orient. Cette annonce, diffusée sur son compte Truth Social, a immédiatement fait refluer les tensions sur les marchés de l’énergie, principal baromètre des risques géopolitiques dans la région.
Le prix du baril de Brent a ainsi chuté de près de 10 %, retombant à moins de 100 dollars après avoir frôlé les 120 dollars la semaine précédente, dans un contexte marqué par la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial, cristallisait les craintes d’un choc d’approvisionnement susceptible d’alimenter une nouvelle poussée inflationniste.
Dans le même temps, les marchés actions ont salué cette perspective d’apaisement. À Wall Street, les principaux indices ont nettement progressé, tandis qu’en Europe, le CAC 40 et le DAX ont effacé leurs pertes initiales pour terminer en hausse. Ce regain d’optimisme demeure toutefois mesuré. Téhéran a rapidement démenti l’existence de négociations formelles, soulignant le caractère incertain de l’ouverture diplomatique évoquée par Washington.
Dans ce contexte, Donald Trump a annoncé le report de cinq jours des frappes envisagées contre des infrastructures énergétiques iraniennes, conditionné à la poursuite des discussions. Une décision interprétée par les marchés comme un signal de désescalade, mais accueillie avec prudence, tant les positions des deux parties semblent encore éloignées.
Au-delà de la volatilité immédiate, l’épisode illustre la sensibilité extrême des marchés pétroliers aux signaux politiques. Entre menace militaire et ouverture diplomatique, quelques mots suffisent à faire varier le prix du baril de plusieurs dizaines de dollars.