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Législatives 2026 : Jil Jadid durcit son diagnostic sans renoncer à participer


Jil Jadid confirme sa ligne de participation aux élections législatives du 2 juillet, tout en durcissant son analyse du cadre politique, à l’issue de la 30ᵉ session de son Conseil national tenue samedi à Alger sous la présidence de Lakhdar Amokrane.

Deux semaines après avoir acté une stratégie de présence électorale « malgré des conditions défavorables », le parti radicalise son analyse. Là où il évoquait fin mars un « rétrécissement de l’espace public », il décrit désormais un processus plus structuré de « sélection progressive des acteurs » à travers l’enchaînement des réformes institutionnelles récentes. Le diagnostic se précise : il ne s’agit plus seulement d’un déséquilibre de la compétition, mais d’une redéfinition des conditions d’accès au champ politique.

Cette inflexion s’accompagne d’une formalisation organisationnelle. Le Conseil national annonce la création d’une commission interne chargée de superviser la préparation électorale, de sélectionner les candidats et de garantir la cohérence politique du parti.

Autre évolution notable : le parti articule plus explicitement crise politique et impasse économique, estimant que « sans institutions crédibles, aucune politique économique ne peut réussir ».

Sur le plan opérationnel, Jil Jadid formule une série d’exigences concrètes : transparence du scrutin, accès équitable aux médias publics et neutralité de l’administration. Dans le même contexte, il appelle à un dialogue politique « sérieux et inclusif » pour sortir de la crise de confiance.

La ligne reste inchangée : jouer dans un cadre contesté.