La Banque d’Algérie a abaissé les seuils au-delà desquels les taux d’intérêt bancaires sont considérés comme excessifs pour le deuxième semestre 2026, réduisant la marge laissée aux établissements de crédit.
Selon une note datée du 30 juin, le plafond est fixé à 7,89 % pour les découverts, 9,89 % pour les crédits à la consommation, 7,20 % pour les prêts à court terme, 6,34 % à moyen terme et 6,03 % à long terme. Il atteint 7,05 % pour le financement de l’habitat et 10,59 % pour le leasing.
Ces niveaux sont calculés à partir des taux effectifs moyens pratiqués au premier semestre. Une instruction du 29 juin a ramené de 10 % à 5 % la majoration appliquée à ces moyennes pour déterminer le taux excessif. Pour les crédits à moyen terme, par exemple, le taux moyen de 6,04 % donne désormais un plafond de 6,34 %.
La décision doit limiter le coût maximal supporté par les emprunteurs, mais elle pourrait aussi conduire les banques à sélectionner davantage leurs clients. Lorsqu’un établissement ne peut plus intégrer une prime de risque suffisante dans son taux, il peut réduire son offre, exiger davantage de garanties ou privilégier les dossiers les plus solides.
Le crédit pourrait ainsi devenir moins cher pour les emprunteurs acceptés, mais plus difficile d’accès pour les petites entreprises, les nouveaux investisseurs et les clients jugés risqués.