Le remaniement annoncé mardi n’était finalement pas terminé. Le président Abdelmadjid Tebboune a nommé, mercredi 2 septembre, Farid Kourtel ministre de l’Industrie et Fouzia Naama ministre déléguée chargée des Collectivités locales auprès du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports.
Ces deux nominations interviennent au lendemain d’un « remaniement ministériel partiel » que la Présidence avait annoncé sans laisser entendre que d’autres nominations suivraient dès le lendemain. Quatre portefeuilles avaient alors changé de titulaire : les Finances, confiées à Mohamed Lamine Lebbou, le Travail à Mohamed Hattab, l’Agriculture à Sid Ali Khaldi et la Communication à Mohamed Bouslimani.
Vingt-quatre heures plus tard, l’exécutif est donc de nouveau retouché. Cette fois, le communiqué de la Présidence ne parle même plus de remaniement : il annonce simplement deux nouvelles nominations, portant à six le nombre de changements gouvernementaux en deux jours, sans préciser si le remaniement est désormais achevé.
Cette manière de procéder donne au remaniement l’allure d’une recomposition par à-coups, plutôt que celle d’un gouvernement remanié suivant une architecture annoncée en une seule fois. Mardi quatre ministères, mercredi deux nominations supplémentaires, la composition de l’exécutif se dessinant au fil des communiqués.
Farid Kourtel passe ainsi directement de la Présidence au gouvernement. Universitaire, il avait été nommé le 5 mars dernier conseiller auprès du président de la République chargé des affaires économiques.
Son arrivée à El Mouradia avait alors retenu l’attention de Twala. Dans « L’économie selon Youssef », publié le 6 mars, nous étions revenus sur l’un de ses travaux académiques, qui prétendait tirer du récit coranique du prophète Youssef un modèle quantifié de politique économique sur quinze ans, avec des taux calculés au centième près.
Six mois plus tard, Farid Kourtel est chargé de conduire la politique industrielle du pays.