Le journaliste sud-africain Micah Reddy, coordinateur Afrique du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), et le journaliste djiboutien Mohamed Willo Ismael, connu sous le nom de Kooki Mahmoud, ont été libérés après avoir été détenus pendant près de trois jours par les autorités djiboutiennes.
La famille de Reddy a confirmé mardi 22 septembre que le journaliste était sain et sauf et en route vers l’Afrique du Sud. Selon le Committee to Protect Journalists (CPJ), il a été expulsé de Djibouti. L’ICIJ avait indiqué avoir été informé que Reddy était détenu pour défaut d’accréditation de presse.
Reddy et Kooki Mahmoud étaient injoignables depuis samedi 19 septembre vers 13 heures, alors qu’ils se trouvaient à Djibouti-Ville. Leur disparition avait déclenché une mobilisation de l’ICIJ, du CPJ et de plusieurs organisations de défense de la presse. Londres et Pretoria avaient également été alertés, Reddy possédant les nationalités britannique et sud-africaine.
L’ICIJ avait indiqué que Reddy n’enquêtait pas sur Djibouti au moment de sa disparition et avait demandé aux autorités de préciser où se trouvaient les deux hommes et de garantir leur sécurité.
Kooki Mahmoud a lui aussi été libéré sans inculpation, selon la famille de Reddy. Les circonstances précises de leur interpellation, le fondement juridique de leur détention et les conditions dans lesquelles ils ont été retenus restent à établir. Les autorités djiboutiennes n’ont pas encore fourni de récit public détaillé des faits.