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Les compléments alimentaires bientôt réservés aux pharmacies


La vente des compléments alimentaires destinés à la médecine humaine sera prochainement réservée aux pharmacies en Algérie. Un décret exécutif fixant les nouvelles règles a été approuvé par le Conseil des ministres et se trouve en phase de publication au Journal officiel, a annoncé lundi 5 octobre le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene.

Le texte doit définir les caractéristiques techniques auxquelles devront répondre les compléments alimentaires et confier leur délivrance exclusivement aux pharmaciens. Le ministère justifie cette mesure par la nécessité de mieux encadrer leur utilisation, d’améliorer la qualité et la sécurité des produits et de limiter les risques liés à une consommation excessive ou inadaptée.

Cette réforme modifiera profondément le circuit actuel de distribution. Les compléments alimentaires sont aujourd’hui commercialisés aussi bien dans les pharmacies que dans les parapharmacies et d’autres commerces spécialisés.

L’Association nationale des producteurs de compléments alimentaires (APACA) conteste déjà cette exclusivité. Elle soutient le renforcement de la réglementation mais demande le maintien d’un système de distribution mixte associant circuits pharmaceutique et parapharmaceutique. L’organisation estime que les distributeurs spécialisés occupent déjà une place importante dans cette filière et redoute leur exclusion du marché.

À l’inverse, l’Association des distributeurs pharmaceutiques algériens avait plaidé dès septembre pour que la distribution en gros soit réservée aux établissements pharmaceutiques et la vente au public aux officines, invoquant notamment les dosages des produits et leurs interactions possibles avec certains médicaments.

La date d’entrée en vigueur des nouvelles règles, la liste des produits concernés ainsi que les éventuelles dispositions transitoires pour les stocks déjà détenus par les parapharmacies ne sont pas encore connues. Elles devraient être précisées lors de la publication du décret au Journal officiel.