Le procès du journaliste Said Boudour et du lanceur d’alerte Noureddine Tounsi s’ouvre ce mercredi 10 mars au tribunal d’Oran. Programmé initialement le 9 mars après le renvoi du 2 mars, le procès débute cet après-midi sans la présence des deux concernées qui seront jugés par vidéoconférence.
Said Boudour est poursuivi pour trois chefs d’inculpation : outrage à corps constitué, diffamation et chantage. Noureddine Tounsi est poursuivi pour chantage. Les accusations d’atteinte au moral des troupes de l’armée et d’atteinte à l’unité nationale ont été annulées après requalification, selon le Comité national de libération des détenus.
Said Boudour a été placé sous mandat de dépôt lundi 1er mars après s’être présenté pour vider son mandat d’arrêt. Noureddine Tounsi a été condamné par contumace à un an de prison ferme et 50 000 DZD d’amende 500 000 DZD de réparation.
Trente-deux avocats sont par ailleurs présents au Tribunal de Fellaoucen pour défendre Saïd Boudour et Noureddine Tounsi.
Un sit-in de solidarité s’est tenu devant la Cour d’Oran cet après-midi et un rassemblement a eu lieu hier devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger où des journalistes, des militants et chefs de partis politiques ont exprimé leur soutien et Saïd Boudour et Noureddine Tounsi.