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Libye : le milicien Mahmoud al-Warfalli assassiné à Benghazi


Mahmoud al-Warfalli, haut commandant au sein de l’Armée arabe libyenne (LAAF) du maréchal Khalifa Haftar, a été assassiné mercredi 24 mars à Benghazi.

Sa voiture a été criblée de balles en début d’après-midi près de l’Université de médecine de Benghazi. Son frère qui faisait partie du convoi a été également blessé et il est en soins intensifs.

Aucun groupe armé n’a revendiqué cet assassinat qui intervient dans un contexte sécuritaire fortement dégradé et ce, depuis quelques mois à Benghazi.

Mahmoud al-Warfalli était un personnage extrêmement controversé au sein des forces spéciales de l’armée du maréchal Haftar.

Milicien de 43 ans descendant de la tribu des Warfalla, Mahmoud al-Warfalli  était membre de l’unité d’élite al-Saiqa des forces régulières de l’armée de la Jamahiriya arabe libyenne en 2011 avant de faire défection. Il a été à la tête de l’« Opération Dignité » qui a permis à Haftar de reconquérir l’Est libyen des mains des terroristes entre 2014 et 2017.

Al-Warfalli est devenu célèbre en raison de vidéos mettant en scène des exécutions sommaires et des actes de torture infligés par ses hommes à des prisonniers et de présumés terroristes.

Il était visé par deux mandats d’arrêts de la Cour pénale internationale (CPI) dont le premier avait été émis en août 2017. Il était accusé de « crimes de guerre, torture, traitements cruels, crimes contre l’humanité et d’autres crimes inhumains ».

Selon la CPI, Al-Warfalli a « commis et ordonné des meurtres en tant que crime de guerre dans le contexte de sept incidents, concernant 33 personnes de juin 2016 à juillet 2017 dans la région de Benghazi ».