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Le coucou de Mehdi Messaoudi : Un « giallo » oranais où chaque ombre compte

Avec Le coucou, Mehdi Messaoudi franchit une étape dans son parcours d’écrivain. Connu pour ses romans de littérature blanche, il déjoue ici les attentes et offre un virage audacieux vers le giallo, cette branche italienne du polar où la beauté visuelle se mêle à la brutalité du crime, où chaque détail est un piège et chaque ombre un indice.


Il y a des romans noirs qui retiennent l’attention par leur intrigue, et d’autres qui s’imposent surtout par leur atmosphère. Le Coucou, le nouveau livre de Mehdi Messaoudi (éditions Apic), combine ces deux dimensions de manière mesurée. Dès les premières lignes, l’auteur situe clairement son projet : inscrire son récit dans la tradition du Giallo, ce polar italien où l’esthétique n’est pas un simple décor, mais un élément narratif à part entière, une forme de tension qui oriente la lecture et en guide les effets.