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Bajolet mis en examen pour complicité de tentative d’extorsion


La justice française a mis en examen Bernard Bajolet, ancien patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de 2013 à 2017 et ancien ambassadeur de France en Algérie de 2006 à 2008, pour complicité de tentative d’extorsion, ont rapporté mardi des médias français.

Il avait été inculpé une première fois en octobre 2022 pour complicité de tentative d’extorsion et atteinte arbitraire à la liberté individuelle par dépositaire de l’autorité publique.

«Bernard Bajolet n’échappera pas à son procès, celui du dévoiement d’un ancien responsable d’un grand service d’Etat régalien à des fins privées. Toute la chaîne de responsabilités n’est pas encore mise au jour », ont réagi les avocats de l’homme d’affaires Alain Duménil, à l’origine de la plainte.

En mars 2016, ce Franco-Suisse est contrôlé par deux agents de la DGSE en civil à l’aéroport Roissy.

Ils se présentent comme l’«Etat» et expliquent qu’il doit rembourser 15 millions d’euros à la France. Pour appuyer leur requête, ils lui montrent des photos de lui et de sa famille. Selon l’homme d’affaires, des menaces sont proférées.

Lors de son interrogatoire de première comparution, Bernard Bajolet a expliqué avoir validé le principe d’une entrevue à l’aéroport, mais ne pas être entré dans les détails de sa mise en œuvre.

L’objectif était une prise de contact, courte et sans contrainte, avec un homme considéré par l’institution comme insaisissable.

Ce litige fait partie d’une constellation d’affaires judiciaires qui opposent la DGSE à Alain Duménil depuis plus de vingt ans