L’enquête préliminaire dans la désormais affaire Amira Bouraoui tire en longueur et les gardes à vues, nombreuses, sont prolongées dans le temps.
Le mardi 14 février, la brigade de recherche et d’investigation de la Gendarmerie nationale à Annaba a interpellé le chercheur Raouf Farrah en compagnie de son père.
Le chercheur et son père ont été interpellés au domicile familiale. Interrogés, Raouf a été maintenu en garde à vue, alors que son père a été relâché. Le téléphone de ce dernier a été confisqué.
Les gendarmes sont revenus à la charge le mercredi 15 février. Le père de Raouf Farrah a été de nouveau convoqué et placé en garde à vue. Sa mère, qui est allée s’enquérir de sa situation, a été interrogée à son tour. Elle est rentrée chez elle à la fin de l’interrogatoire.
Raouf Farrah et son père rallongent ainsi la liste des personnes en garde à vue dans l’affaire Bouraoui.
Le mercredi 8 février, deux jours après l’éclatement de l’affaire, le journaliste Mustapha Bendjama, employé au journal régional Le Provincial, a été arrêté à son bureau à Annaba. Il est, depuis, maintenu en garde à vue.
Les interpellations vont s’étendre à la famille d’Amira Bouraoui. Le samedi 11 février, sa mère Khadidja et sa sœur Wafa ont été interpellées à leur domicile à Oued Romane. Après une nuit de garde à vue à la brigade de la Gendarmerie d’El Achour, la sœur a été relâchée, alors que le mère a été transférée à Annaba où elle est maintenu en garde à vue.
Chercheur en géopolitique, Raouf Farrah est également analyste à Twala. En tant qu’universitaire chercheur, il travaille pour le centre Global Initiative. Il est spécialisé dans les problématiques liées au crime organisé.