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Blanchiment d’argent : le Maroc placé dans la liste des juridictions « sous surveillance »


Le « Financial Action Task Force (FATF) » (Groupe d’action financière), une organisation basée à Paris qui définit les normes des lois anti-blanchiment d’argent, a classé dans sa nouvelle évaluation le Maroc, le Burkina Faso, le Sénégal et les îles Caïmans à sa liste de juridictions sous « surveillance accrue », à cause du manque d’efforts dans leur lutte contre le blanchiment d’argent.

L’inscription des quatre pays à cette liste dénommée « grise » découle de déficiences importantes au sein de leur juridiction liée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, tels que le manque d’informations sur les bénéficiaires et les opérations des cellules de renseignement financier des pays, selon le GAFI.

L’ajout à « liste grise » signifie que ces pays travailleront avec le GAFI sur des plans qui visent à remédier aux déficiences dans des délais convenus et sous réserve de contrôles réguliers.

Pour le cas du Maroc, la GAFI précise que Rabat a pris un « engagement politique de haut niveau » en février pour travailler avec l’organisation afin de remédier à ces lacune, en mettant en œuvre les huit mesures identifiées dans le plan d’action.

Le GAFI est un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le mandat de la GAFI consiste à « surveiller les progrès réalisés par ses membres dans la mise en œuvre des mesures requises, examiner les techniques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ainsi que les mesures permettant de lutter contre ces phénomènes, et encourager l’adoption et la mise en œuvre des mesures adéquates au niveau mondial ».

Les pays faisant partie de la liste grise sont : Albanie, Barbades, Botswana, Burkina Faso, Cambodge, Îles Caïmans, Ghana, Jamaïque, Ile Maurice, Maroc, Myanmar, Nicaragua, Pakistan, Panama, Sénégal, Syrie, Ouganda, Yémen, Zimbabwe.