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Engagement de l’ANP au Niger : les quatre députés du RCD s’abstiennent


Les quatre députés du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) se sont abstenus lors du vote sur l’envoi d’une unité de l’Armée nationale populaire (ANP) au Niger, organisé ce dimanche 25 octobre à l’Assemblée populaire nationale (APN).

Le parti, qui s’est exprimé dans un communiqué, souligne que la position adoptée par ses parlementaires ne relève pas d’une « position de principe à toute évolution de notre doctrine de défense ».

Si cette position ne procède d’aucun dogme, elle exprime, écrit-il, le refus « d’une adhésion automatique à une intervention militaire extérieure ». Le RCD déplore également l’absence d’un débat national à la hauteur des enjeux.

Pour le parti, « toute décision engageant la vie de nos soldats, la sécurité du pays et son positionnement régional et international doit être justifiée, rigoureusement encadrée et exclusivement guidée par l’intérêt national ».

« L’engagement de forces militaires à l’étranger peut entraîner des conséquences durables sur la sécurité de l’Algérie, exposer nos soldats à des risques majeurs et affecter nos relations avec les pays de la région », avertit le RCD.

La formation d’Atmane Mazouz estime ainsi que la décision d’engager l’ANP à l’étranger « aurait dû être précédée d’une concertation avec les forces politiques et d’une délibération parlementaire sérieuse, permettant d’examiner les objectifs poursuivis, les risques encourus et les alternatives disponibles ».

Le RCD souligne également que les députés ont été convoqués à la plénière de ce dimanche sans qu’aucun ordre du jour ne leur soit communiqué. Les parlementaires se sont ainsi retrouvés, selon le parti, « privés des conditions nécessaires à la préparation d’un débat éclairé sur une question aussi déterminante ».

Jugeant que l’envoi de troupes à l’étranger est « une affaire trop sérieuse pour être soustraite au débat démocratique », le RCD appelle à l’ouverture d’une véritable délibération nationale sur les fondements, les limites et les conditions d’évolution de la doctrine de défense.