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La diplomatie algérienne condamne l’assassinat du président de la Coordination des mouvements de l’Azawad


Dans un communiqué diffusé ce mercredi 14 avril 2021, le ministère des affaires étrangères a « condamné avec la plus grande fermeté le crime odieux perpétré à l’encontre de la personne de Sidi Brahim Ould Sidati », assassiné la veille par des hommes armés non identifiés devant sa résidence à Bamako.

Sidi Brahim Ould Sidati était le président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’une des deux plus importantes coalitions politico-militaires du Nord Mali, signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (2015). Ould Sidati était également le secrétaire général du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et a joué un rôle important dans le processus de négociation de l’accord.

La diplomatie algérienne estime que « ce crime constitue une tentative de sabordage du processus en cours de consolidation des institutions du Mali, en cette période de transition et des efforts consentis pour la mise en œuvre de l’accord de paix et la préservation de l’unité de ce pays frère ».

Ainsi, elle a appelé à « la mobilisation de tous les moyens nécessaires pour arrêter et traduire en justice les auteurs de ce crime impardonnable, et dévoiler leurs soutiens extérieurs dont les desseins sont contrariés par les efforts de stabilisation du Mali ».

Sur sa page officielle, la CMA a exigé en date du 13 avril 2021 « une enquête indépendante et transparente bénéficiant d’un fort engagement des autorités de la transition, mais également de l’implication des parties prenantes au processus de Paix au Mali, notamment de la médiation internationale à travers la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) ».

L’assassinat de Ould Sidati intervient dans un contexte sécuritaire et politique délicat au Mali, marqué par l’insécurité au centre du pays, la fragilité des institutions de la transition politique entamées depuis septembre 2020, la menace terroriste, et les retards cumulés dans la mise en œuvre de l’accord de paix depuis 2015.

Depuis le coup d’État d’août dernier, les autorités maliennes de la transition, à leur tête les militaires, se sont engagées à accélérer les réformes inscrites dans l’accord de paix.