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Procès en appel des oligarques : le parquet requiert la confirmation des peines contre les prévenus


Le procureur général près la Cour d’Alger qui a abrité mardi le procès des oligarques (ex-hommes d’affaires et anciens ministres), poursuivis dans des affaires de corruption, a demandé la confirmation de la peine infligée en première instance à Saïd Bouteflika, le frère cadet et ancien conseiller du président Bouteflika, soit 12 ans de prison ferme.

Au total 71 personnes ont été citées à comparaitre lors de ce procès en appel dans lequel sont jumelées plusieurs affaires de corruption. Saïd Bouteflika avait été poursuivi et condamné en première instance pour « avoir accordé une protection suspecte à certains hommes d’affaires », « enrichissement illicite » et « blanchiment d’argent à l’étranger ».

Le parquet général de la Cour d’Alger a également requis la confirmation des peines des anciens hommes d’affaires, en l’occurrence Mahieddine Tahkout, Ali Haddad, Ahmed Mazouz et les frères Kouninef, condamnés en première instance à des peines allant de 10  à 15 ans de prison ferme. Tahkout avait écopé de 15 ans de prison ferme, Haddad et Mazouz de 12 ans de prison ferme alors que les Kouninef de 10 ans de prison ferme.

Le même réquisitoire a été prononcé à l’encontre de l’ancien parlementaire Tahar Missoum dit « Spécifique » ainsi que l’ancien PDG de la Banque nationale d’Algérie (BNA), Aboud Achour, qui étaient condamnés par le tribunal de première instance à 2 ans de prison ferme. Le parquet général a également requis la confirmation de la confiscation des biens immobiliers et mobiliers, les comptes bancaires ainsi que les fonds saisis.