Alger et d’autres villes du pays ont marché pour la Palestine meurtrie ce jeudi 19 octobre 2023. Les marches, autorisées et rigoureusement encadrées par les autorités, ont drainé du monde mais n’ont pas été marquées par la ferveur populaire qui devait seoir à une telle manifestation.
À Alger, la marche s’est ébranlée de la place du 1er mai vers la place des Martyrs, l’itinéraire que les autorités lui ont tracée. Les premières grappes de marcheurs s’étaient formées dès 10 heures. Aux Algérois se sont joints des manifestants ramenés par bus d’autres wilayas, y compris des plus lointaines comme Biskra, Tébessa et Oran.
Organisée à l’initiative de partis politiques et d’organisations de la société civile, la marche dans la capitale s’est déroulé sans incidents…dans une ambiance quasi-festive. Les marcheurs, en majorité des jeunes, drapeaux palestiniens déployés ou enroulés autour de la taille, ont scandé des slogans de soutien à la Palestine, aux habitants de Ghaza victimes, depuis près de deux semaines, de bombardements sauvages de l’armée de l’entité sioniste.
Alger, mais également d’autres villes comme Oran, Biskra, Annaba, Tizi-Ouzou, Bejaia, Batna, Adrar, Tlemcen, Tipaza, Ouargla…, était ce jeudi aux couleurs de la Palestine. Le long de l’itinéraire de la marche, mais également un peu partout au niveau des quartiers du centre ville et de la périphérie. Aux façades des immeubles étaient accrochés de grands drapeaux de la Palestine.
De la place du 1er mai à la place des Martyrs, à gorges déployées, des jeunes, les marcheurs ont exprimé par coups de slogans entonnés en chœur ou transcris sur des banderoles le soutien à la Palestine. « Ghaza, la victoire ou la mort », pouvait-on entendre entonner, entre autres. « Free Palestine », « Ghaza Under attack », pouvait-on lire sur des banderoles, hissées par des mains juvéniles.
Les islamistes en barbe et Djelaba ont, à l’évidence, boudé la marche à laquelle ont appelé les partis du FLN, RND, El Moutaqbel, El Bina connus pour leur allégeance au pouvoir, et auxquels s’est joint le FFS. Leur absence à la marche était visible. Aussi, au cours de la marche, il n’y eut ni appels au djihad dont sont coutumiers les islamistes, ni encore les autres slogans aux ton radicaux qu’on leur connait.
Malgré l’appel de plusieurs partis et organisations de la société civile, la marche n’a pas été structurée en carrés, comme il était de coutume lorsque plusieurs organisations organisent solidairement une marche populaire. Seuls les avocats ont pris part à la marche avec un carré distinct, une marche qu’ils ont rejoint depuis le tribunal de Sidi M’hamed.
Dans les autres wilayas du pays, des citoyens sont sortis pour exprimer leur soutien aux Palestiniens qui meurent chaque jour par dizaines, victimes de la folie meurtrière d’Israël. Encadrées par des cordons de sécurité, les marches se sont toutes déroulées dans le calme.