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Zones industrielles prévues en 2011 ? Aucune n’a été aménagée


Le programme de création de 50 nouvelles zones industrielles, confié en 2011 à l’agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (ANIREF), est un fiasco total.

Alors que la réception de ces nouvelles zones industrielles était fixée à avril 2018, aucune zone n’a été aménagée à fin 2018, constate la Cour des comptes dans son rapport 2020.

« L’exécution de ce programme a été confrontée à l’absence des outils de pilotage et des insuffisances dans l’encadrement et les procédures de sa mise en œuvre qui se sont traduites par des choix des sites en contradiction avec les critères retenus et une faible maitrise des procédures de leur obtention, des changements fréquents de la procédure de cadrage du programme et un processus de contractualisation des études et des aménagements mal définis », explique les rédacteurs du rapport.

Initié en 2010, conjointement par le ministère de l’industrie et l’ANIREF, et adopté par le conseil des ministres, en 2011, le projet consistait en la réalisation de 30 zones industrielles intégrées qui incluent les infrastructures et les services nécessaires : banque assurance, restaurant et hôtel logistique, entrepôt, etc.

Or, il a été revu sur proposition des walis et les zones prévues ont été portées à 50. La nouvelle proposition, entérinée par le Conseil national de l’investissement (CNI), portait la superficie du foncier industriel à mobiliser dans le cadre de ce projet à 11 738 hectares.

Le coût prévisionnel du projet a été estimé à plus de 290 milliards DZD (plus de 3,5 milliards USD).

Ce coût prévisionnel, qui devait être financé par un crédit à longs termes de 40 ans du Fonds national d’investissement (FNI), avec une période de différé de 20 ans et un taux d’intérêt bonifié de 1% avec prise en charge des intérêts intercalaires, n’intègre pas les estimations des frais d’expropriation de 37,183 milliards DZD, les frais d’assistance à maîtrise d’ouvrage de 8,5 milliards DZD ainsi que les avantages fiscaux accordés à l’ANIREF et qui s’élèvent à 471 millions DZD au 26 septembre 2017.

Mais en fin de compte, le projet n’a pas été concrétisé.