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Algérie–Nigéria : cartons, frustration et Osimhen, les Fennecs sortent furieux


L’Algérie est sortie frustrée, agacée et furieuse contre un arbitrage à charge, battue 2-0 par le Nigéria au terme d’un quart de finale tendu et haché, disputé au grand stade de Marrakech. Une rencontre dont le scénario s’est écrit autant au tableau d’affichage que dans le carnet de l’arbitre, devenu très tôt l’ennemi numéro un des Fennecs.

Dès l’entame, le ton est donné. Jugements sévères, fautes sifflées à sens unique, cartons jaunes distribués à la pelle côté algérien. Zerrouki (15e), Amoura (28e), Boudaoui (75e), Hadj Moussa (68e), Aït-Nouri (63e)… La liste est longue, presque exhaustive, au point de faire sortir les joueurs algériens de leur match. À l’inverse, plusieurs interventions nigérianes à la limite – Onyemaechi sur Hadj Moussa (73e), Ajayi ou Bassey dans la surface – resteront sans suite. Une gestion qui a installé un climat électrique, nourrissant la frustration et coupant l’Algérie dans son élan.

Sur le terrain, le Nigéria a pourtant d’abord buté sur un bloc algérien appliqué. Possession pour les Super Eagles, occasions éparses, mais résistance des Fennecs jusqu’à la pause (0-0).

Une résistance algérienne minée par la tension

Au retour des vestiaires, le match bascule vite. À la 47e, Victor Osimhen surgit au second poteau et place une tête croisée pour ouvrir le score. Coup de massue.

L’Algérie tente alors de réagir, jette ses forces offensives, multiplie les changements, mais se heurte à un rideau nigérian bien en place. Et quand elle se découvre, le Nigéria frappe encore. À la 57e, une superbe transition part d’une récupération au milieu, se prolonge par une projection éclair et s’achève quand Osimhen décale Akor Adams, qui efface le gardien et marque dans le but vide (0-2). Clinique.

La fin de match tourne à la crispation. Les Nigérians tombent au sol, crampes et gestion du temps, quand les Algériens réclament en vain des fautes évidentes. Le poteau sauve même l’Algérie d’un troisième but (82e). Six minutes de temps additionnel n’y changeront rien, malgré une ultime pression stérile.

Statistique cruelle, l’Algérie n’a tenté que trois tirs dans ce match, sans en cadrer un seul. Trop peu pour espérer, surtout quand le fil du match se délite sous le poids des décisions arbitrales. Les hommes de Vladimir Petkovic quittent la compétition avec le sentiment amer d’avoir joué contre plus fort… et contre le reste. Un quart de finale au goût de gâchis, et un arbitrage qui restera, longtemps, dans les mémoires algériennes.