Il fallait compter. Additionner, soustraire, regarder ailleurs que son propre terrain. L’Algérie n’avait plus la main sur son destin dans cette 27e CAN de handball. Elle avait besoin d’un coup de pouce, ou plutôt d’un coup de massue. L’Égypte l’a sorti.
Face au Nigeria, les Pharaons n’ont pas joué les comptables. Ils ont joué au handball. Sérieusement. 24-10 à la pause, 48-22 au final. Un score de championnat local, pas d’un match international à enjeu. Mais l’enjeu était bien là : un +12 minimum à offrir indirectement aux Algériens. L’Égypte en a donné +26, sans sourciller.
Pendant que l’Algérie attendait, calculait, espérait, le Nigeria explosait. Défensivement d’abord, mentalement ensuite. Les Égyptiens, eux, ont déroulé. Pas de gestion, pas de frein à main, pas de diplomatie sportive. Juste un message au tournoi : ils sont là pour gagner, pas pour arranger.
Résultat : l’Algérie est qualifiée pour les demi-finales. Sans jouer, mais pas sans mérite. Elle paie ses efforts en amont et profite d’un système où les grandes nations se croisent, s’observent… et parfois s’aident sans se parler.
Reste maintenant à jouer. Possiblement contre le Maroc. Et là, plus question de regarder les autres. Cette fois, il faudra être soi-même pour retrouver l’Égypte en finale.