Troisième sortie et deuxième victoire pour l’équipe nationale de handball dans cette Coupe d’Afrique des Nations 2026. Après le faux pas contre le Nigéria et le succès autoritaire face au Rwanda, les Verts ont encore une fois déroulé ce samedi face à la Zambie (37-21), déjà éliminée. Une victoire large, rassurante sur le papier, mais pas exempte d’enseignements.
Avec un effectif enfin au complet, les hommes de Salah Bouchekriou ont pourtant démarré la rencontre comme un diesel par -10° : deux premières minutes, deux buts encaissés (0-2). Puis le réveil. Progressif, mais impérial. Portés par un Mezaza inspiré (14 arrêts sur 35 tirs, soit 40 % d’efficacité), les Algériens ont rapidement remis de l’ordre dans la maison. Défense plus agressive, montées de balle propres, circulation fluide : la hiérarchie s’est vite installée.
Devant, la partition est collective et bien répartie. Daoud, Abdi et Ben Halima empilent chacun quatre buts, Saker et Abrous en ajoutent trois, Zennadi fait parler le poste de pivot. Résultat : un 19-9 à la pause qui sent déjà la formalité administrative plus que le combat continental.
La seconde période confirmera la supériorité algérienne… tout en rappelant que tout n’est pas encore parfaitement huilé. Si l’attaque continue de varier rythme et angles, la défense, elle, se relâche par séquences. La Zambie, libérée de toute pression, trouve des espaces et termine à 21 buts inscrits. Trop pour un match de ce niveau. Des largesses déjà aperçues plus tôt dans le tournoi, et qui pourraient coûter cher face à plus dense.
L’Égypte au menu, sans dessert offert
Grâce à ce succès, le Sept national valide son billet pour le tour suivant. Au programme : le leader du groupe B, l’Égypte, dimanche à 17h30, puis l’Angola, mardi. Deux poids lourds du handball africain, deux tests grandeur nature. Pour espérer voir plus loin que ce tour principal, Bouchekriou devra resserrer les boulons derrière. Parce qu’à ce niveau-là, on ne gagne pas seulement en marquant beaucoup. On gagne surtout en encaissant moins.