Twala informe l’opinion publique de sa décision de dénoncer la convention publicitaire qui la liait à la régie publicitaire publique ANEP, convention signée en mars 2025 et censée courir jusqu’au mois de mars 2026.
Dans les faits, cette convention n’a fonctionné que sur une période limitée, entre juillet et septembre 2025. Les insertions publicitaires ont été suspendues le 22 septembre 2025, à la suite de la publication d’un éditorial critiquant la stratégie de communication du ministère de la Défense nationale.
Il convient de souligner que cette suspension n’a pas été notifiée par les canaux administratifs habituels de la régie concernée, mais le jour même, dans les locaux de la DGSI, une méthode pour le moins préoccupante au regard des usages professionnels et des principes élémentaires de transparence.
Par ailleurs, Twala a été frappé d’une suspension de quinze (15) jours, du 30 septembre au 14 octobre 2025, pour le même article, sanction notifiée par le ministère de la Communication.
Aujourd’hui, le 19 janvier, la régie publicitaire publique invoque soudainement la nécessité de modifier l’enseigne relative aux annonces légales, en remplaçant celle de l’ANEP par celle des archives de l’ANEP. Une démarche tardive, incohérente et difficilement justifiable, qui confine au ridicule et confirme l’absence de volonté sincère de respecter l’esprit et la lettre de la convention initiale.
Face à cet enchaînement de décisions arbitraires, de pressions indirectes et de manquements contractuels, Twala a décidé de dénoncer la convention en cours, malgré son échéance fixée au mois de mars.
Les faits exposés ci-dessus traduisent un climat dans lequel il devient objectivement difficile, sinon impossible, de faire vivre un journal en Algérie.