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Frontière ouest : l’ANP neutralise trois trafiquants armés à Béchar


L’Armée nationale populaire (ANP) a annoncé avoir abattu trois trafiquants armés de nationalité marocaine — identifiés par le ministère de la Défense nationale comme Abdellah Edda, Mohamed Azza et Kandoussi Sarfaga — et arrêté un quatrième, Mimoun Azza, lors d’une opération près de la frontière ouest, soulignant la persistance de tensions sécuritaires dans une zone devenue un axe majeur de contrebande régionale.

Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) publié mercredi soir, une embuscade a été menée dans la localité de Ghenama, wilaya de Béchar, relevant de la troisième région militaire. L’opération, conduite conjointement par des unités de l’ANP, des gardes-frontières et des douanes, visait un groupe qui tentait de profiter de conditions météorologiques défavorables pour mener des activités de trafic.

Les forces de sécurité ont saisi 521 kg de cannabis traité, un fusil de chasse, une paire de jumelles de terrain, quatre téléphones portables et divers équipements, précise le MDN.

Une frontière sous pression permanente

Au-delà du bilan matériel, cette intervention s’inscrit dans une dynamique plus large de militarisation accrue de la frontière algéro-marocaine, fermée depuis 1994 mais restée poreuse aux réseaux criminels. Les autorités algériennes communiquent régulièrement sur ce type d’opérations, soulignant l’ampleur des flux de stupéfiants, d’armes et de contrebande alimentant des circuits transnationaux.

La communication autour de ces opérations envoie un signal politique à Rabat sur la responsabilité de réseaux opérant depuis l’autre côté de la frontière — un thème récurrent dans les relations tendues entre les deux voisins. Le communiqué qui qualifie l’opération de « qualitative », la présente comme un message ferme contre toute tentative d’atteinte à l’intégrité territoriale du pays.

La région de Béchar constitue un couloir logistique clé reliant le Sahel, le Maghreb et les routes méditerranéennes. Malgré la pression militaire, les flux persistent — signe d’une adaptation des trafiquants, qui diversifient leurs itinéraires vers des zones encore moins contrôlées.