Face à l’inaction , voire à la complicité de beaucoup de gouvernements, les humanitaires agissent en faveur des populations de Ghaza, victimes d’une guerre génocidaires, cibles de tirs et de bombardements de l’armée israélienne depuis octobre 2023 et soumises à un blocus qui les affame et tue depuis plusieurs mois.
«Quand le monde reste silencieux, nous mettons les voiles», c’est sous ce slogan que la flottille , qui regroupera une cinquantaine de navires de 44 pays, tentera de naviguer depuis les ports de Barcelone (Espagne), Sicile (Italie) et Tunis (Tunisie) vers la Palestine occupée…vers Ghaza meurtrie, affamée.
Cette flottille, la seconde du genre, après celle arraisonnée par l’armée israélienne il y a deux mois, se veut un acte de résistance contre la barbarie israélienne et un cri au monde pour qu’il agisse pour stopper un génocide.
Outre l’activiste Suédoise, Greta Thunberg, d’autres personnalités, à l’instar de l’ancienne maire de Barcelone, la députée du bloc de gauche au Portugal Marianna Mortaua, l’eurodéputée de la France insoumise Emma Fourreau ou encore l’activiste brésilienne Bruno Gilga feront partie de la flottille qui prend la mer ce dimanche 31 août depuis le port de Barcelone . d’autres navires s’y joindront depuis la Sicile et Tunis.
La romancière irlandaise Naoise Dolan a annoncé sa participation à la flottille, à laquelle pourraient se joindre des acteurs de cinéma , à l’instar de l’américain Susan Sarandon et du suédois Gustaf Skarsgard. D’autres personnalités du monde de la politique, des arts , de la littérature ont exprimé leur soutien à l’initiative.
Un blocus qui affame prés de 2 millions de personnes
Depuis Mars 2025, Israël impose un blocus terrestre sur la bande de Ghaza, empêchant l’accès aux aides humanitaires. Conséquence: Ghaza crie famine. Un état de famine que les Nations unies viennent de reconnaitre. Prés d’un demi million de personnes sont dans une situation catastrophique. La situation ne risque pas de s’améliorer. Israël n’entend toujours pas lever le blocus sur Ghaza, encore moins arrêter sa guerre génocidaire.
Les Nations unies, qui, il y a une semaine, ont déclaré l’Etat de famine à Ghaza, ne parviennent toujours pas à trouver le moyen de contraindre Israël à arrêter la grève, du moins à accepter une trêve humanitaire. L’ONU, il est vrai, est désarmée face à la puissance des USA, allié inconditionnel de l’Etat hébreu qu’il protége en toutes circonstances, utilisant systématiquement son véto au Conseil de sécurité pour bloquer toute résolution défavorable ou contraignante pour Israël.
Dans le reste de la planète, hormis quelques gouvernement qui poursuivent de se tenir aux cotés des Ghazaouis et des palestiniens en général, quand ce n’est pas un appui à Israël, c’est le silence complice qui règne. Néanmoins, dans les démocraties occidentales, la société civile se mobilise, agit, prend la parole, dénonce sans qu’elle ait à subir la répression des gouvernements. Ce n’est pas le cas dans les pays ou la liberté d’expression est bâillonnée.
Assuré de la protection et du soutien par ses puissants alliés, Israël fait peu de cas des millions de voix d’humanitaires qui appellent à cesser le massacre à Ghaza. Netanyahou et son gouvernement de guerre n’entendent pas ranger leurs armes avant d’avoir fini de préparer le terrain pour une colonisation de Ghaza. Cet objectif est publiquement assumé par Israël et est encouragé par les américains. Donald Trump y a aussi réfléchi. Il y a même fait part de son plan de «Ghaza, la côte d’azur du moyen orient».
C’est pour arriver à cet objectif (l’occupation de Ghaza) qu’Israël poursuit sa guerre. Il ne s’en cache plus. Exterminer par l’obus et la faim les populations de Ghaza , faute d’avoir réussi à les expulser hors de la Bande, participe de ce plan colonial. Les exterminer sans témoins, en assassinant les journalistes et tous ce qui peuvent raconter l’horreur. Il y a quelques jours, 5 journalistes ont été tués dans un tir ciblé. Hier, c’est le bureau du correspondant de la télévision algérienne qui a été ciblé. Au total , plus de 200 journalistes ont été tués depuis octobre 2023.