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Algérie : Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme


L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé mercredi 22 avril avoir été condamné à trois ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de dinars, à l’issue d’un procès tenu le 7 avril, dont le jugement a été rendu le 21 avril.

Dans un message publié sur le réseau social X, l’auteur du roman « Houris », prix Goncourt 2024, a qualifié cette décision de « fait unique dans l’histoire algérienne », précisant que la condamnation s’appuyait sur les dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Cette affaire s’inscrit dans une séquence judiciaire entamée en 2024 autour de son roman « Houris », qui a suscité des plaintes, notamment d’une femme l’accusant d’avoir utilisé son histoire personnelle sans consentement. Les poursuites portent également sur l’évocation de la décennie de violence des années 1990, encadrée en Algérie par la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

En mai 2025, le magazine Le Point, où il est chroniqueur, rapportait que la justice algérienne avait émis deux mandats d’arrêt internationaux à son encontre, dont un via Interpol. Son avocate, Jacqueline Laffont, estimait qu’ils relevaient de « considérations politiques ».

Ces développements intervenaient sur fond de tensions diplomatiques marquées entre Alger et Paris, aggravées depuis l’été 2024, les affaires impliquant les écrivains binationaux Boualem Sansal et Kamel Daoud ayant contribué à tendre davantage les relations entre les deux pays.