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La justice suspend l’expulsion de l’influenceur « Doualemn » : un autre camouflet pour Retailleau


Le ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau, ne cesse d’encaisser les effets boomerang de ses méthodes bulldozer dans sa gestion du dossier des influenceurs algériens établis en France, auxquels il mène la chasse depuis quelques semaines.

Après avoir été recadré par le parquet de Paris, le mercredi 22 janvier, au sujet de l’influenceur Rafik Meziane (DJ Rafik), dont il s’est empressé de communiquer l’arrestation, la justice vient de contrarier une nouvelle fois ses desseins.

La justice a en effet donné une suite favorable au référé-suspension contre l’arrêté d’expulsion de l’influenceur Boualem Naman, qui signe « Doualemn » sur les réseaux sociaux. Elle a décidé, le mercredi 29 janvier, de suspendre son expulsion vers l’Algérie.

Âgé de 59 ans, Boualem Naman, établi de longue date en France, avait fait l’objet d’une tentative d’expulsion vers l’Algérie le 9 janvier 2025. Une expulsion ordonnée par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui n’a pas jugé nécessaire de respecter les procédures en la matière ni les traités liant les deux pays, l’Algérie et la France.

Une expulsion suspendue et un revers judiciaire supplémentaire

L’influenceur Boualem Naman a été renvoyé en France le jour même de son arrivée à l’aéroport international d’Alger. Les autorités algériennes étaient en droit d’agir de la sorte, tant la partie française n’a pas respecté les droits de l’expulsé, résidant régulièrement en France et qui devait comparaître devant la justice le mois de février prochain.

Les autorités françaises accusent l’influenceur algérien d’avoir appelé à l’usage de la violence contre un activiste algérien. Depuis fin décembre dernier, ils sont pas moins de sept influenceurs algériens établis en France à se trouver dans le collimateur des services de sécurité français. Des instructions judiciaires sont engagées à leur encontre pour des faits similaires à ceux reprochés à Boualem Naman.

Entre Alger et Paris, une crise diplomatique sans précédent couve depuis la fin juillet 2024. Une crise qui n’a cessé de s’aggraver au fil des mois, durant une longue période au cours de laquelle la partie française a multiplié les provocations à l’encontre de l’Algérie.