La famille productive peut désormais prétendre à une aide de l’État pour lancer ses projets. Évoque par le président Abdelmadjid Tebboune, à plusieurs reprises, le soutien public à ces entreprises familiales productrices de richesse vient d’être codifié.
En effet, le décret exécutif fixant les conditions et les modalités de bénéfice du programme de la famille productive a été publié dans le dernier numéro du Journal officiel (JO). Le texte définit la famille productive comme étant celle « qui dépend, pour subvenir à ses besoins, de l’exercice d’activités sur la base des qualifications artisanales ou des compétences professionnelles de ses membres acquises, validées ou résultant d’une formation, conformément à la réglementation en vigueur ».
Le décret précise également que « ce programme vise l’autonomisation économique et sociale des familles », en vue de leur « garantir un revenu à travers l’exercice d’activités productives ».
Matériels d’une valeur de 80 000 à 100 000 DA
Mais l’aide de l’État à ces familles ne sera pas versée en espèce. L’article 4 du décret prévoit l’octroi, une seule fois à la famille productive, « une aide sous forme de matériels ou d’appareils ou d’équipements dont le montant varie entre 80.000 DA et 100.000 DA ». Les bénéficiaires de ce programme sont, ajoute le texte, « le chef ou la cheffe de famille et la femme ayant à charge ses parents, ses frères ou ses sœurs ».
Le document cite aussi la liste des activités éligibles à cette aide publique. Il s’agit, lit-on, de « la cuisine, la pâtisserie et les différents types de pâtes alimentaires, la couture, la broderie, le filage de laine et le tissage, les activités artisanales de la poterie, de la porcelaine, de la céramique, de la verrerie, des métaux, de l’halfa, du bois et des cuirs, les activités artisanales de joaillerie, de bijouterie et des arts décoratifs, les activités agricoles et la valorisation de leurs produits, notamment le séchage des fruits, les huiles naturelles et la distillation ainsi que celles de l’élevage et de l’apiculture ».
En outre, le texte prévoit « des facilités pour l’exposition de leurs produits dans les établissements hôteliers et les chambres de l’artisanat et des métiers ainsi que dans les espaces d’exposition, en coordination avec les secteurs et les organismes concernés ».
La famille productive, précise encore le texte, bénéficie aussi « de programmes et de sessions de formation animés par le secteur de la solidarité nationale, en coordination avec les secteurs chargés de la formation et de l’enseignement professionnels, de l’agriculture, du tourisme et de l’artisanat et des micro-entreprises ».
Par ailleurs, les dépenses inhérentes au financement du programme de la famille productive, explique le texte, sont prises en charge sur « les crédits inscrits, annuellement, au portefeuille de programmes du ministère chargé de la Solidarité nationale ».