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Le MEDEF à Alger la semaine prochaine


Une forte délégation du Mouvement des Entrepreneurs de France (MEDEF) se prépare à débarquer à Alger. Elle y est attendue les 23 et 24 mai 2022, selon des indiscrétions. La délégation sera composée d’une dizaine de représentants de grands groupes à l’image de TotalEnergies, de la compagnie maritime CMA CGM, du groupe pharmaceutique Servier ou encore de la banque Société Générale.  

Ce retour annoncé du MEDEF en Algérie, quatre années après son dernier séjour, est loin d’avoir été une formalité, tant il est qu’il intervient dans une nouvelle ère politique qui lui propose de nouveaux partenaires.

Or, c’est à la construction d’une nouvelle relation que le MEDEF se doit d’œuvrer. Une relation monogame qui suppose la rupture de l’accord qui le lie avec la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) de Sami Agli, un syndicat de patrons créés en octobre 2020 des décombres du Forum des chefs d’entreprises (FCE) d’Ali Haddad, aujourd’hui en prison.

Selon toujours les mêmes indiscrétions, les autorités algériennes ne sont pas favorable au maintien de la CAPC dans le rôle de partenaire algérien du MEDEF. Et, l’on susurre que le syndicat des patrons français aurait cédé au pragmatisme que recommande l’évolution intervenue dans le pays hôte dans l’intervalle des quatre années qui le sépare de sa dernière visite.

Aussi, l’on croit savoir que c’est au tout nouveau né des organisations patronales que reviendra l’honneur d’être le vis-à-vis du MEDEF, le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) de Kamel Moula créé en février 2022. Un dîner de travail entre les deux délégations, affirme-t-on de bonne source, est programmé pour le 23 mai.

Le CREA a bonne presse chez les autorités algériennes. Ce qui a fait des mécontents parmi les organisations patronales, notamment la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA) de Saida Naghza. Cette dernière s’est élevée publiquement contre le traitement – qu’elle a jugé de faveur – réservé par le premier ministre, Aimene Benabderrahmane, au CREA qu’il a reçu en premier à l’occasion de ses récentes consultations avec le patronat.