Madar Holding a annoncé, dimanche 3 mai, la dissolution du conseil d’administration de la société sportive par actions du CR Belouizdad, deux jours après la défaite du club en finale de Coupe d’Algérie face à l’USM Alger et quelques semaines après son élimination en demi-finale de la Coupe de la CAF contre le Zamalek.
Dans un communiqué, le groupe public indique avoir mis fin aux fonctions de Badr Eddine Behloul à la tête du conseil d’administration et procédé à la recomposition de l’instance dirigeante. Le nouveau conseil comprend Mohamed Arar, Hocine Haddouche, Abdelkrim Ben Sellam, Boualem Boukeroucha et Yazid Taghout. Réuni dans la foulée, il a élu Mohamed Arar président du conseil, en remplacement de Behloul.
La décision marque une reprise en main directe d’un club qui, malgré son statut de puissance installée du football algérien, sort d’une séquence sportive coûteuse. Le CRB a perdu jeudi la finale de Coupe d’Algérie contre l’USMA, battu 2-1 au stade Nelson-Mandela de Baraki, après avoir déjà vu son parcours continental s’arrêter aux portes de la finale de la Coupe de la Confédération.
Jaber Naamoun nommé directeur sportif
Madar a également annoncé la nomination de Jaber Naamoun au poste de directeur sportif, avec des prérogatives élargies dans la conduite des dossiers liés à l’équipe. Madar semble ainsi considérer que les échecs récents du CRB relèvent de la manière dont le club est dirigé.
Cette réorganisation intervient alors que Madar Holding a lui-même connu, depuis janvier, une recomposition de sa gouvernance, avec l’arrivée d’Adel Khemane à la tête du groupe public, présentée comme une étape de restauration de l’efficacité managériale et de la crédibilité institutionnelle.
Le communiqué promet des « changements radicaux » et des réformes profondes pour remettre le CR Belouizdad sur une trajectoire « conforme à son rang ». Dans le football algérien, les défaites déclenchent souvent des remaniements. La différence, cette fois, tient à l’échelon qui intervient : le propriétaire public semble considérer que le capital sportif du CRB est devenu un actif trop visible pour être laissé aux seuls arbitrages internes du club.