Dans la petite finale, il n’y avait ni gloire éternelle ni coupe à soulever, seulement une médaille de bronze et l’envie de finir debout. Le Nigeria et l’Égypte s’y sont collés, samedi 17 janvier à Casablanca, et comme souvent dans ce genre de match, personne n’a vraiment voulu perdre. Résultat : 0-0, beaucoup de tension, peu d’inspiration, et une séance de tirs au but pour trancher.
Le Nigeria a pourtant essayé de faire le jeu. Pressing haut, Moses Simon en chef d’orchestre, Chukwueze et Adams pour attaquer la profondeur. Les Super Eagles ont cru ouvrir le score à la 36e minute, avant que la VAR ne refroidisse tout le monde pour une faute d’Onuachu. L’Égypte, elle, a répondu par séquences, surtout quand Salah décidait de se souvenir qu’il était la star du match. Une frappe ici, un coup franc là, mais toujours Nwabali sur la trajectoire.
La deuxième période a ressemblé à un siège nigérian. Lookman, entré à la pause, a mis du désordre, multiplié les centres et les appels, sans jamais trouver la faille. Les Pharaons ont reculé, défendu en bloc, espéré un éclair. Il n’est jamais venu, même en prolongation, malgré un dernier coup franc de Salah dans le mur.
Alors il a fallu les tirs au but. Et là, le Nigeria avait choisi son héros. Stanley Nwabali a sorti le grand jeu : Marmoush stoppé, Salah écoeuré, et trois arrêts au total. Derrière, Lookman a conclu le travail, contre-pied parfait, médaille de bronze autour du cou. Une fin sobre mais solide pour les Super Eagles. Pour l’Égypte, il reste les regrets et ce sentiment amer d’être passée à côté, encore une fois.