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Tizi Ouzou : les randonnées interdites dans la forêt d’Ath Ouabane


Les randonnées pédestres ou motocycles ainsi que les campings sont dorénavant interdites dans la forêt d’Ath Ouabane, au sud-est de la ville de Tizi Ouzou. La direction du Parc national du Djurdjura (PND) a, en effet, pris la décision d’interdire les randonnées au niveau de ladite forêt, située de la commune d’Akbile, afin de protéger et de préserver ce site naturel.

«Les randonnées, l’accès par moto ou voiture à la forêt d’Ath Ouabane  ainsi que les barbecues et les campings, y sont interdits», a déclaré, vendredi 16 juin, le chargé de communication du PND, Ahmed Alileche, cité par l’APS.

Cette décision vise à «prévenir le déclenchement d’incendies dans cette forêt relique la plus conservée du Djurdjura», a-t-il précisé. Des panneaux signalant cette interdiction, ont été placés sur les deux entrées de la forêt d’Ath Ouabane, soit du côté de Tirourda sur la RN 15 et du côté de Tizi N’Kouilal.

Située entre 1200 et 2000 mètres d’altitude avec une superficie de plus de 1 400 hectares, la forêt d’Ath Ouabane, où le cèdre de l’Atlas est l’essence  dominante, «est considérée parmi les forêts les plus préservées en Algérie.  Certains écologistes parlent même de forêt ‘‘primaire’’ ou ‘‘climatique’’ », a observé Alileche.

Alileche a rappelé que ce massif forestier fait face à plusieurs contraintes, notamment à «une pression importante» sous l’effet de facteurs à «conséquences dévastatrices, synergiques ou concomitantes».

Il s’agit, a-t-il expliqué, du passage de la Route nationale 33 « avec toutes les nuisances que cela engendre, en particulier, la pollution sonore générée par le trafic routier et le ronflement des moteurs, la pollution  par les déchets solides jetés par les automobilistes ».

En outre, la sur-fréquentation de la forêt par un afflux incalculable de visiteurs qui font la traversée Tizi N’Kouilel-Col de Tirourda, le camping  et tout ce qui l’accompagne comme barbecue, piétinement de la régénération floristique et perturbation de la quiétude de la forêt, sont autant de contraintes qui menacent la forêt d’Ath Ouabane, selon le conservateur principal des forêts auprès du PND.