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Sidi Abdellah : désillusion urbaine

Jean-Jacques Deluz, concepteur de la nouvelle ville de Sidi Abdellah, rêvait d’une « ville méditerranéenne » qui incarnerait, dans la modernité, les leçons du riche patrimoine algérien. Des décisions ajoutées au fur et à mesure, telles des touches de pinceau imprudentes sur un tableau, ont fini par lui faire perdre son essence. L’urbaniste Maya Issad nous explique le cheminement d’une « désillusion urbaine ».


« Nous rêvons ici de maisons blanches accrochées aux pentes ensoleillées, de jasmins de bougainvillées, de rues ombragées, de tapis multicolore aux parapets des terrasses, nous rêvons d’une ville méditerranéenne. La mer proche, la végétation, la lumière, la couleur de la terre, les senteurs »[1]. Voici ce que la création de la ville nouvelle de Sidi Abdellah évoquait pour son concepteur, Jean-Jacques Deluz, urbaniste et enseignant suisse établi à Alger depuis 1956.