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Aïd el Foul : ce que la disparition d’un rite dit de la transmission en l’Algérie

Chaque printemps, sur les pentes du Tessala, les premières fèves signalent l’ouverture d’un cycle ancien. À Sidi Bel-Abbès, le Diwan en fait un rite où se mêlent transe, soin et mémoire. La relance d’Aïd el Foul ne tient pas. La transmission s’effondre, prise entre disparition des maîtres et mise en scène institutionnelle.


Sur les piémonts du Tessala, l’apparition des premières gousses vertes agit comme un signal. À Sidi Bel-Abbès, elle donne le ton d’un rituel ancien, « Aïd el Foul (la Fête des Fèves) », célébrée par la communauté gnaouie de l’Oranie. Longtemps interrompue — près de trois décennies —, cette tradition n’a refait surface qu’en 2015, à l’initiative de l’association Djil Gnaoua. En 2026, elle demeure suspendue à une relance institutionnelle incertaine et exposée à une disparition définitive.