Le président de la république Abdelmadjid Tebboune a signé ce 03 avril un décret portant grâce présidentielle au profit de 1O76 prisonniers ayant fait l’objet de condamnations définitives.
Cette mesure est décidée, rapporte l’agence APS, à l’occasion de l’avènement du mois sacré de Ramadan. Le président de la République a également ordonné « des mesures de clémence en faveur de 70 personnes poursuivies pour atteinte à l’ordre public », ajoute la même source.
En ce même jour de signature du décret de grâce par le Président Tebboune, la Cour de Bejaia a prononcé la relaxe en faveur de 32 prévenus poursuivis en période de confinement pour divers chefs d’inculpation, « attroupement non armé » et « mise en danger de la vie d’autrui », notamment.
Ces mesures procèdent-elles d’une quelconque volonté d’apaisement du climat politique ? Les défenseurs des droits de l’homme, même s’ils saluent ces mesures, se gardent bien de jubiler, réclamant encore avec insistance la libération de l’ensemble des « détenus d’opinion ».