Pour beaucoup d’Algériens, ce 21 avril est un jour long. Tout le monde guette avec impatience ce qui se dégagera de la Commission de discipline de la Fédération internationale de football (FIFA). Celle-ci examine aujourd’hui la requête de la Fédération algérienne de football (FAF) qui s’est plainte de l’arbitrage du match Algérie-Cameroun, joué au stade Tchaker de Blida le 29 mars dernier, et remporté par les Camerounais (1-2) qui, du coup, se sont qualifiés pour la phase finale de coupe du monde, prévue au Qatar en novembre 2022.
La fédération algérienne a saisi la FIFA parce qu’elle estime –elle le pense toujours– que l’arbitre gambien Bakary Gassama a faussé le résultat de la rencontre par ses décisions contestables. Sa plainte a été déposée deux jours après le match, soit le 31 mars 2022. L’instance présidée par Charaf Eddine Amara a recouru devant la FIFA dans l’espoir de faire rejouer le match. Depuis, partout, au travail, dans les cafés et dans les chaumières, on ne parle que de cela.
Mais c’est surtout sur les réseaux sociaux que le « dossier » est plaidé le plus. Sur la toile, les commentaires fusent à profusion. Des plus sérieux au plus farfelus. Chacun y est allé de sa petite analyse, de son affirmation…de son « délire ». Tous chérissent l’espoir qu’Infantino, le boss de la FIFA entendent leurs doléances et reconvoque les deux sélections pour la « belle ». Beaucoup y croient dur comme fer, aidés dans leur conviction par quelques professionnels de la toile qui, se prévalant de « sources » à Zurich, les invitent à se préparer à recevoir la bonne nouvelle.
Pendant ce temps, du côté de Dely Ibrahim, on se garde bien d’ajouter de l’eau aux moulins des férus algériens de la balle ronde. Mieux encore, à chaque fois qu’il lui était donné de s’exprimer sur le sujet, le président de la FAF a travaillé à calmer les ardeurs. Et il a raison d’agir de la sorte, puisque les chances d’une décision allant dans le souhait algérien est des plus minimes. D’autant plus que c’est la commission de discipline de la FIFA qui s’est trouvée saisie de la question.
Les rares voix expertes, qui ont été sollicitées pour avis, se sont interdites de nourrir davantage les (faux) espoirs des supporters des verts. La FAF a fini par comprendre qu’elle aurait du plutôt saisir la commission d’arbitrage de la FIFA laquelle pourrait, si elle est destinataire d’un dossier solide et documenté, décider de faire rejouer le match. Charaf Eddine Amara et son bureau fédéral y ont recouru depuis quelques jours.
Si les deux commissions saisies ne tranchent pas en faveur de l’Algérie, c’est-à-dire si elles ne décident pas de faire rejouer le match objet de la controverse, les responsables de la FAF prévoient de porter l’affaire devant le tribunal arbitral du sport (TAS). En attendant, des supporters des Verts, pensant faire pression sur Infantino et influé sur la décision de son instance, ont observé un rassemblement devant le siège de la FIFA. Ah si seulement ça marche ainsi !