Dans une correspondance datée du lundi 25 avril 2022, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a instruit les recteurs des universités et les directeurs des instituts et des écoles supérieurs sous sa tutelle à procéder sans plus tarder à mettre à la retraite les professeurs et les chercheurs âgés de plus de 70 ans. Ces derniers, ajoute la correspondance en question, doivent déposer leurs dossiers d’admission à la retraite avant le 1er septembre 2022.
La mesure concerne quelques 600 fonctionnaires qui ont continué à travailler bien au-delà de l’âge légal de départ à la retraite que la loi algérienne fixe à 60 ans, bien même au-delà des 5 années supplémentaires autorisées. Dans bien des cas, des professeurs sont toujours en poste alors qu’ils approchent les 80 ans. Des situations que l’on retrouve chez les hospitalo-universitaires, les chefs de service notamment.
Le problème du retardement volontaire de l’âge de départ à la retraite chez ces universitaires s’est déjà posé en 2013, année à laquelle un arrêté interministériel, signé par les ministères de la santé et de l’enseignement supérieur, était venu pour mettre à la retraite environ 70 professeurs hospitalo-universitaires (chef de services). Une décision qui a été bien accueillie par les professeurs et maitres-assistants dont les carrières souffraient de l’« immuabilité » des septuagénaires et des octogénaires toujours en poste.