Condamné à 12 ans de prison par le tribunal de première instance de Boumerdès, l’ex-Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, vient de bénéficier d’une « nullité de procédures », prononcée ce mercredi 27 avril 2022 par la Cour de Boumerdès.
Le représentant du ministère public avait requis l’aggravation de sa peine ainsi que de celles de ses coaccusés dans cette affaire de détournement de terres agricoles et de trafic d’influence.
Le jugement a profité également à son fils Chafik ainsi que d’autres coaccusés dans cette affaire. En l’occurrence, l’ancien chef de sûreté de Tipaza, Salim Djai Djai, l’ancien ministre des finances Hadji Baba Ali, l’ancien directeur des domaines de Tipaza, Ali Bouamrirane, l’ancien directeur de l’industrie et des mines de Tipaza, Hadou Abderrezak, l’ancien conservateur foncier de Koléa, Mohamed Bouamama, l’investisseur privé Zerad Abdelhakim et l’ancien directeur général du Domaine national, Djamel Kheznadji.
L’ex-wali de Tipaza, Mustapha Layadi, lui, a profité d’une extinction de l’action publique pour prescription. Ceci alors que, condamné à la même peine que l’ex-DGSN, l’ancien wali de Tipaza, Moussa Ghelai a vu sa peine réduite à 3 ans de prison ferme. La même peine a été prononcée à l’encontre de l’autre ancien wali de Tipaza Kadi Abdelkader qui a été condamné à 10 ans de prison en première instance.
Les accusés dans cette affaire étaient poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment « détournement de foncier agricole », « dilapidation de deniers publics », « abus de fonction » et « trafic d’influence ».