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France, Russie et Chine, les trois escales internationales de Tebboune en 2023


Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a consommé trois années de son quinquennat sans effectuer une visite à l’intérieur du pays, hormis un déplacement à Oran à l’occasion des jeux méditerranéens, voyagera beaucoup à l’Etranger en 2023.

Dans son agenda, des escales dans trois grandes capitales sont inscrites : Paris, Moscou et Pékin. Trois destinations que le chef de l’Etat a confirmé à l’occasion de sorties médiatiques, la dernière en date étant l’entretien accordé au Figaro.

Dans cette interview au média Français, Abdelmadjid Tebboune a révélé qu’il est attendu à Paris pour une visite d’Etat au courant de l’année 2023. Le 22 décembre 2022, lors de sa rencontre avec des journalistes algériens, il avait indiqué qu’il était invité en Russie et en Chine et qu’il s’y rendra.

Evoquant, dans l’entretien au Figaro,  la relation entre l’Algérie et la  France, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que celle-ci, pour s’apaiser, a besoin que la France se libère de son complexe de colonisateur et l’Algérie de son complexe de colonisé.

Le chef de l’Etat, qui a avoué avoir « une certaine complicité » et entretenir « une amitié  réciproque » avec le président Emmanuel Macron, a souligné que le regard de la France envers l’Algérie doit changer car l’Algérie est différente de ce qu’elle était en 1962.

Inévitablement, le journal Français a sollicité un commentaire du chef de l’Etat sur  la délivrance des  visas français pour les ressortissants algériens, dont le retour à la normal a été annoncé par le ministre de l’Intérieur français, Gérard Darmanin, au cours de son récent séjours à Alger.

A la question posée, Abdelmadjid Tebboune a répondu que ce retour à la normale est tout simplement « dans la logique des choses », faisant noter, au passage, que la circulation des personnes entre l’Algérie et la France « est régie par les accords d’Evian et les accords de 1968 ».

Mais y a –t-il une contrepartie algérienne à ce retour à la normale dans la délivrance des visas ? Le président de la République a indiqué que « le volume des laisser passer consulaires a augmenté » mais que « ce n’est pas le nombre qui compte, c’est le respect des principes ». Faut-il rappeler que c’est le différend autour de ce dossier qui a dicté aux autorités française de réduire de moitié, en 2021, le nombre de visas délivrés aux algériens.

Abdelmadjid Tebboune a, en revanche, infirmé que l’augmentation du volume de gaz fourni à la France  en soit une contrepartie. « Les autorités françaises n’ont pas exprimé une telle demande », ajoutant que « si elles le demandaient, l’Algérie augmentera ses livraisons ».

S’agissant de la place de la langue française en Algérie, le chef de l’Etat a estimé qu’elle n’a pas reculé, puisqu’elle est parlée aujourd’hui par 27 millions d’algériens. Seulement, a-t-il souligné, « l’Algérie ne s’est pas libérée pour faire partie d’un Commonwealth linguistique ».

De plus, a ajouté Tebboune, « l’anglais a la cote puisque c’est une langue universelle ». L’Algérie, pour rappelle, a entrepris de substituer l’anglais au français comme première  langue étrangère enseignée. Son enseignement a été introduit au primaire cette année.