Le parti du Front de libération nationale (FLN) s’est enfin décidé, après plusieurs reports, à tenir son 11e congrès prévu du 29 septembre au 31 octobre prochain.
C’est ce qu’a annoncé le dimanche 10 septembre, à Alger, le secrétaire général du FLN, Abou El Fadhl Baadji, précisant que ce conclave aura lieu au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif Rahal, sur la côte ouest de la capitale.
Le dernier congrès du parti remonte à mai 2015, au cours duquel Amar Saadani, aujourd’hui en fuite au Maroc, a été plébiscité à main levée et à l’unanimité au poste de SG par les membres du Comité central (CC).
Il avait été élu en août 2014 secrétaire général du parti en remplacement à Abdelaziz Belkhadem qui s’est vu retirer la confiance du CC en décembre 2013.
Dimanche, Baadji a également présidé une réunion de préparation pour arrêter le calendrier des conférences de wilayas en prévision de la tenue du 11e congrès.
Les «préparatifs de ce congrès se sont déroulés en toute sérénité et transparence, conformément aux lois du parti», a-t-il déclaré, cité par l’APS.
Il a par ailleurs indiqué que «le parti adhère à toute initiative susceptible d’unir le front interne».
Le FLN qui a de tout temps participé au pouvoir quand il ne le l’exerçait pas carrément, est réduit, depuis 2019, à n’être qu’un sigle parmi ceux, autres, inscrits dans les registres de l’administration comme entités légales composant la classe politique nationale.
Il a tellement été impacté par son «mauvais» alignement en 2019 qu’il a eu beaucoup de mal à réunir son 11e congrès.
Lors de sa rencontre avec des journalistes le mercredi 3 mai 2023, en marge de la cérémonie organisée au CIP à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est laissé aller à une confidence, s’il en est, qui a trahi un ressentiment contre son «ancien» parti, le FLN.
«La formation politique à laquelle j’appartenais ne m’a pas soutenu et a voté contre moi», a-t-il affirmé, tout en se gardant d’exprimer un regret.
Entre 2018 et aujourd’hui, le FLN a vu se succéder à sa tête 5 secrétaires généraux, dont 2 sont passés par la case prison, Djamel Ould Abbes, qui y est toujours, et Mohamed Djemai, relaxé en appel par la Cour d’Alger.