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Aoun interdit le recours aux contrats de consultance dans les sociétés publiques


Les contrats de consultance ne sont plus autorisés dans les entreprises du secteur public sur instruction du ministre de l’Industrie.

Une note signée par le Ministre, Ali Aoun, daté du 10 septembre et adressée aux PDG des Holdings et Groupes publics industriels interdit en effet le recours aux contrats de consultance conclus, généralement, avec d’anciens cadres de sociétés publics.  

Dans cette note, Ali Aoun dresse le constat que certaines entités publiques font appel à des consultants alors que les cadres en fonction en mesure pourtant d’assumer cette tâche ne manquent pas.

«(…) Certains Groupes et Holdings industriels établissent des relations contractuels de consultance, alors que ces derniers disposent de compétences et de cadres qui peuvent mener les misions ou les taches  conférés aux consultants», lit-on dans cette note.

 Le ministre de l’Industrie relève par ailleurs, en lisant la note, que le recours aux consultants s’effectue alors que les entreprises et groupes publics sont confrontés à des problèmes de trésorerie, certaines ne pouvant même pas payer les arriérés de salaires de leur personnel.

«Des consultants sont mobilisés sans que le domaine d’intervention ne soit défini avec précision ou que cette intervention soit d’un intérêt capital pour l’entreprise, selon la note ministérielle. Ceci alors que le Holding, Groupe ou les filiales enregistrent des difficultés financières qui impactent directement la poursuite de leur activité  (acquisition de matières premiers et d’intrants de production paiement des arriérés de salaires, paiement de prestation de fourniture…)».

Qualifiant cette situation de «hautement préjudiciable» aux Holdings et Groupes publics, Aoun, par conséquence, décidé  de mettre fin aux contrats de consultance.

C’est ce qu’il a signifié aux gestionnaires du secteur public, affirmant que cette interdiction de recourir aux contrats de consultance vise à «redresser cette situation» et s’inscrit dans le cadre de la «rationalisation des dépenses».